Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

 

Il était au commencement auprès de Dieu.

 

Tout a été fait par lui et, sans lui, rien n’a été fait de ce qui a été fait.

 

St Jean, ch. 1, 1-3

 

 

 

Tout est là.

Il n’y a rien à ajouter.

Il n’y a rien à enlever.

Difficile à croire. Ce que tu perçois jour après jour, ce que tu vis jour après jour te raconte une autre histoire.

 

Et pourtant, tout est là. C’est comme un mantra qui résonne sans fin, comme une découverte, un émerveillement, comme un appel à l’humanité de s’éveiller enfin, de réaliser qu’elle rêve au lieu de vivre. Comme une musique qui jaillit du cœur de l’univers.

 

Tout est là. La plénitude ne connaît aucune retenue, aucune petitesse, est présente aussi bien dans l’insignifiant que dans l’essentiel. Qui veut la vivre s’expose à cette exigence radicale, à cette bienveillance sans faille, renonce à l’ailleurs et plonge dans l’ici, le maintenant.

 

Tout est là. Il ne s’agit ni de diminuer, ni d’élever, mais d’abandonner le superflu. Dans ce renoncement se trouve ton épanouissement, celui de l’humanité. Le souffle qui t’habite, qui anime l’univers, rythme ce mouvement d’acceptation-abandon. Et ainsi, doucement, se manifeste ce qui est vraiment, se transforme le monde grâce à toi. Et ainsi, doucement, la paix naît en toi, prend forme dans le monde grâce à toi.

 

Tout est là. Ose aimer, de tout cœur, toi-même, tous les êtres, tout l’univers.

Ne crains pas de défaillir, tu n’es pas seul. Aie confiance, fais confiance et,

laisse toi guider.